Le bambou et le rotin sont deux espèces végétales aux multiples atouts. Le bambou, reconnu pour sa croissance rapide et sa capacité à retenir les sols, joue un rôle clé dans la lutte contre l’érosion et l’amélioration de la qualité des sols. Le rotin, quant à lui, est une liane résistante qui se développe dans les forêts humides et contribue à la biodiversité tout en servant de matière première dans l’artisanat et la fabrication de meubles. Ensemble, ces deux espèces participent à l’équilibre des écosystèmes et offrent des opportunités économiques durables.
C’est dans cette dynamique que le Togo vient de se doter d’une stratégie nationale pour encadrer et dynamiser la filière bambou-rotin. Le document, couvrant la période 2025-2029, a été officiellement remis au ministre de l’Environnement, Foli-Bazi Katari, à Lomé. Élaboré avec le soutien de l’Organisation internationale pour le bambou et le rotin (INBAR), le plan d’action s’articule autour de quatre grands axes : le diagnostic du secteur, l’amélioration du cadre institutionnel, la mise en œuvre opérationnelle, et une évaluation budgétaire estimée à 4,3 milliards de FCFA.
La cérémonie a été marquée par une rencontre entre le ministre togolais et son hôte, le directeur régional de l’INBAR pour l’Afrique de l’Ouest, Kwaku Yaw. Ce dernier a salué la vision du Togo en matière de préservation des ressources naturelles et a encouragé la mise en œuvre rapide de la stratégie. Il a aussi annoncé la finalisation prochaine de deux documents complémentaires : une cartographie des ressources et une analyse de la chaîne de valeur. Le ministre, de son côté, a insisté sur l’importance de mobiliser les financements pour faire de cette filière un levier d’emplois pour la jeunesse et un pilier de l’économie verte.






