Comment un État peut réduire sa dépendance à l’aide internationale

De nombreux pays cherchent à financer leur développement avec leurs propres ressources afin de réduire leur dépendance à l’aide internationale. Pour y parvenir, plusieurs économistes estiment qu’il faut avant tout bâtir une économie solide.

L’économiste sud-coréen Ha-Joon Chang explique que les pays en développement doivent protéger et renforcer leurs industries locales avant de pouvoir rivaliser avec les grandes économies. Selon lui, une industrie forte permet de créer des emplois, d’augmenter les revenus et de financer davantage de projets sans recourir à l’aide extérieure.

De son côté, l’économiste zambienne Dambisa Moyo, dans son livre Dead Aid, estime qu’une dépendance prolongée à l’aide internationale peut ralentir le développement. Elle encourage les États africains à mobiliser leurs ressources, à attirer les investissements privés et à développer le commerce pour financer leur croissance.

Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, souligne quant à lui que le développement durable passe par des institutions solides, une bonne gouvernance, des investissements dans l’éducation et la santé ainsi qu’une gestion transparente des finances publiques.

En combinant ces approches, un État peut progressivement réduire sa dépendance à l’aide internationale. Cette transition demande toutefois du temps, une vision à long terme et des réformes capables de renforcer l’économie nationale.

Faure Essozimna Gnassingbé, artisan d’une diplomatie africaine structurante et visionnaire

La Conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA), organisée à Lomé sur la crise au Moyen-Orient, a une nouvelle fois mis en lumière le rôle joué par Faure Essozimna Gnassingbé dans le renforcement de la diplomatie africaine. Sous son impulsion, le Togo s’affirme comme un pays qui favorise le dialogue et la recherche de solutions communes face aux grands défis internationaux.

Dans un contexte mondial marqué par de nombreuses tensions, le Président du Conseil défend une approche fondée sur la concertation et l’unité des États africains. Pour lui, le continent doit renforcer sa capacité à anticiper les crises et à adopter des positions communes afin de mieux défendre ses intérêts sur la scène internationale.

Lancée à l’initiative du Togo en 2023, l’Alliance politique africaine s’inscrit dans cette vision. Elle offre aux pays africains un cadre permanent d’échanges sur les grandes questions internationales et contribue à faire de Lomé un rendez-vous diplomatique de premier plan.

Les messages de soutien exprimés par plusieurs participants, dont le président de la Sierra Leone et président en exercice de la CEDEAO, Julius Maada Bio, illustrent l’intérêt grandissant pour cette initiative. Grâce à cette dynamique, Faure Essozimna Gnassingbé poursuit son ambition de bâtir une diplomatie africaine plus unie, plus forte et tournée vers des réponses collectives aux défis du monde.

Crise au Moyen-Orient : L’Alliance politique africaine plaide pour une réponse collective

Réunis à Lomé le 3 juillet 2026, les ministres des Affaires étrangères et les représentants de plusieurs pays africains et partenaires ont adopté une déclaration finale à l’issue de la conférence ministérielle extraordinaire de l’Alliance politique africaine (APA). Les participants ont exprimé leur vive inquiétude face à l’aggravation de la crise au Moyen-Orient et à ses conséquences sur l’Afrique.

Les responsables ont souligné que ce conflit a des effets importants sur les économies africaines, notamment la hausse des prix de l’énergie, les difficultés d’approvisionnement, les risques pour la sécurité alimentaire et les menaces sur la stabilité régionale. Ils ont également mis en garde contre les répercussions sécuritaires liées à une crise prolongée.

Dans leur déclaration, les États membres ont appelé les pays africains à renforcer leur résilience économique. Ils recommandent de développer le commerce entre les pays du continent, d’accélérer l’industrialisation, de renforcer la souveraineté énergétique et de réduire la dépendance aux chocs extérieurs.

Les participants ont aussi lancé un appel à toutes les parties impliquées dans le conflit pour privilégier le dialogue, éviter toute escalade militaire et respecter le droit international humanitaire. Ils ont salué les initiatives diplomatiques engagées par plusieurs pays et partenaires en faveur d’un règlement pacifique de la crise.

La conférence s’est achevée par un hommage au Togo pour son rôle dans l’organisation de cette rencontre et pour son engagement en faveur du dialogue et de la paix. Les participants ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération entre l’Afrique et le Moyen-Orient afin de promouvoir la stabilité, le développement et la sécurité au bénéfice des deux régions.

Sommet FII PRIORITY Europe : Pourquoi le Togo est-il invité à Rome ?

Le Togo prend part au sommet FII PRIORITY Europe qui se déroule à Rome en Italie. Cette rencontre réunit des dirigeants, des investisseurs et des décideurs autour des questions de compétitivité, d’investissement et de transformation économique.

Si le Togo est convié à ce rendez-vous international, c’est notamment en raison de son positionnement stratégique en Afrique de l’Ouest. Grâce au Port autonome de Lomé et à ses infrastructures logistiques, le pays est devenu une porte d’entrée privilégiée vers les marchés de l’hinterland ouest-africain.

Prévu du 17 au 19 juin 2026, le sommet offre une tribune aux pays et acteurs économiques qui jouent un rôle important dans les échanges internationaux. À cette occasion, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, va présenter la vision du Togo sur le partenariat économique entre l’Afrique et l’Europe.

Il va également mettre en avant les opportunités qu’offre le continent dans les domaines de l’investissement, de la connectivité et de l’intégration régionale.

Technologie et industrialisation en Afrique : L’ingénieur mécanicien FANGNON Kofi Samuel propose la formation de 10 000 ingénieurs par pays

L’industrialisation de l’Afrique passe avant tout par la maîtrise de la fabrication des machines. C’est la conviction de FANGNON Kofi Samuel, ingénieur mécanicien, qui appelle les pays africains à investir massivement dans la formation d’ingénieurs spécialisés en mécanique industrielle.

Selon lui, tant que les nations africaines ne disposeront pas des compétences nécessaires pour concevoir et fabriquer leurs propres machines, elles resteront dépendantes des produits importés d’Asie et d’Occident. Une situation qui, d’après lui, favorise la création d’emplois et de richesses à l’étranger au détriment de la jeunesse africaine.

Pour inverser cette tendance, l’ingénieur propose la création de centres d’excellence en mécanique industrielle dans chaque pays du continent. Ces centres seraient équipés d’outils mécaniques de précision et auraient pour mission de former jusqu’à 10 000 ingénieurs mécaniciens polytechniciens par pays.

FANGNON Kofi Samuel estime que ces compétences permettront à l’Afrique de fabriquer localement diverses machines et équipements indispensables à son développement. Il cite notamment les tracteurs agricoles, dont la production sur place pourrait contribuer à la mécanisation de l’agriculture et à l’amélioration des rendements.

L’ingénieur met également en avant les enjeux de souveraineté économique et militaire. Selon lui, les pays africains doivent être capables de produire eux-mêmes une partie de leurs équipements stratégiques afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

Pour FANGNON Kofi Samuel, la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs hautement qualifiés constitue une étape essentielle pour amorcer une véritable industrialisation du continent et construire une économie plus autonome et compétitive.

Transport aérien en Afrique : Le sommet de Lomé fixe de nouvelles directives

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a ouvert le 15 juin 2026 à Lomé la première Convention et Exposition africaines du transport aérien. Cette rencontre réunit plusieurs dirigeants africains, des ministres et des responsables du secteur de l’aviation venus réfléchir à l’avenir du transport aérien sur le continent.

Lors de son intervention, Faure Gnassingbé a demandé aux pays africains de passer des promesses aux actions concrètes. Il a insisté sur la nécessité d’ouvrir davantage le ciel africain, de renforcer la coopération entre les États et de faciliter les liaisons aériennes entre les pays du continent.

Le Président du Conseil a également souligné l’importance de rendre les voyages en avion plus accessibles. Selon lui, la baisse des coûts, la modernisation des infrastructures et la simplification des formalités permettront aux populations, aux entrepreneurs et aux investisseurs de se déplacer plus facilement en Afrique.

Faure Gnassingbé a rappelé que l’aviation peut jouer un rôle important dans le développement économique. Il a notamment mis en avant le transport de marchandises, qui peut soutenir l’agriculture, l’industrie, le commerce et les échanges entre les pays africains.

Les participants ont salué les orientations présentées par le dirigeant togolais. Le président rwandais Paul Kagame et l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo ont notamment appelé à accélérer les actions pour renforcer la connectivité aérienne et l’intégration du continent africain.

Togo/ Géopolitique internationale : La pensée d’Edem Kodjo au cœur d’un colloque scientifique à l’Université de Lomé

La pensée d’Edem Kodjo ancien premier ministre du Togo est au cœur d’un colloque scientifique international ouvert ce 10 juin à l’Université de Lomé. Axée sur le thème « L’Afrique dans la géopolitique internationale : lumière sur la pensée d’Edem Kodjo », l’initiative est organisée par le Laboratoire d’Analyses des Mutations Politico-Juridiques, Économiques et Sociales (LAMPES).

À l’entame de son intervention, le directeur du LAMPES, Amewu Agbeko, a laissé entendre que cette rencontre répond à une convocation de l’esprit, à une exigence de la raison dialectique face aux soubresauts d’un monde en pleine reconfiguration. Pour lui, ce thème impose une hauteur d’esprit à la dimension de l’auteur convoqué, à la mesure de la densité et de la fécondité de son œuvre. « Nous sommes réunis pour scruter l’horizon à la lumière d’une œuvre dont l’éclat continue de guider nos pas et nos paradigmes. De l’œuvre de Kodjo, nous retenons deux thématiques, à savoir : l’Afrique comme sujet de l’histoire et le refus du fatalisme ; l’impératif unitaire et la nécessité d’une philosophie de l’action. Ces deux thématiques, qui s’inscrivent dans le tournant global des sciences humaines et sociales africaines contemporaines, cadrent avec l’orientation épistémologique du LAMPES. ».

Pour le président du comité scientifique du colloque, le ministre Nicoué Broohm, Edem Kodjo dresse un diagnostic lucide et global de l’état de l’Afrique contemporaine où les principaux enjeux et défis géopolitiques et géostratégiques sont cernés. Il attire cependant l’attention sur un principe fondamental : l’unité du continent, par-delà tous les aménagements techniques et les structures communes qu’on pourrait lui offrir, est d’abord et avant tout une affaire politique. Le choix de l’œuvre d’Edem Kodjo par le LAMPES s’inscrit dans une démarche d’appropriation et de partage du patrimoine intellectuel et stratégique laissé par les dignes fils et filles du continent.

Il faut rappeler que l’ouverture de ce colloque scientifique a également été marquée par l’intervention de l’un des fils d’Edem Kodjo, qui a retracé, dans le même sens que le LAMPES, les idéaux de son défunt père.
Ainsi, du 10 au 12 juin, plus de 30 universitaires et chercheurs de disciplines académiques et d’horizons divers vont croiser leurs analyses sur l’œuvre d’Edem Kodjo dans le cadre de différents ateliers et tables rondes portant sur plusieurs axes thématiques renvoyant tous aux enjeux politiques, géopolitiques et géostratégiques contemporains de l’Afrique.

Au cours de cette première journée, plusieurs communications ont meublé les assises, à savoir : « Idéal d’unité africaine et stratégies pragmatiques d’intégration : panafricanisme révolutionnaire ou institutionnel ? » ; « Cosmopolitisme, afropolitanisme et unité africaine à la lumière de la pensée d’Edem Kodjo » ; « Edem Kodjo, gouvernance parlementaire et souveraineté africaine : lecture institutionnelle d’un homme politique sous la Quatrième République togolaise » ; « Le paradigme du conflit dans la diplomatie africaine : apport d’Edem Kodjo » ; « Éducation et affirmation de l’identité africaine, de Julius Nyerere à Edem Kodjo ».

Des leçons que l’opposition radicale doit tirer après la chute de Sonko

La situation récente de Ousmane Sonko doit beaucoup faire réfléchir plusieurs mouvements politiques radicaux en Afrique. Elle montre que la popularité et les grands discours de rupture ne suffisent pas toujours pour rester solidement au pouvoir. Quand on passe de l’opposition à la gestion d’un État, les réalités deviennent plus complexes et plus exigeantes.

La première leçon est que gouverner demande plus que dénoncer. En opposition, il est facile de critiquer le système et de promettre des changements rapides. Mais une fois au pouvoir, il faut composer avec l’économie, les institutions et les partenaires internationaux. Cela oblige souvent à faire des choix difficiles et parfois impopulaires.

La deuxième leçon concerne l’unité. Les mouvements radicaux reposent souvent sur une forte cohésion autour de quelques leaders. Mais dès que des désaccords apparaissent, surtout au sommet, tout peut se fragiliser rapidement. Les ambitions personnelles et les visions différentes peuvent créer des tensions qui affaiblissent le projet commun.Enfin, cette situation rappelle que les populations attendent surtout des résultats concrets.

Elles veulent du travail, une vie moins chère et des services publics efficaces. Sans amélioration visible dans la vie quotidienne, même les figures les plus populaires peuvent perdre une partie de leur soutien.

BIASHARA AFRIKA 2026/ Le Togo confirme son leadership économique en Afrique

Le Togo accueille du 18 au 20 mai 2026 à Lomé la troisième édition du forum d’affaires BIASHARA AFRIKA. La cérémonie d’ouverture sera présidée par le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé. Ce rendez-vous continental met en lumière le rôle du pays comme plateforme stratégique pour l’intégration économique africaine et la promotion des investissements.

Placée sous le thème de l’accélération de la transformation économique grâce à la ZLECAf, la rencontre va rassembler plus de 1 500 participants. Investisseurs, chefs d’entreprises, décideurs publics et partenaires financiers sont attendus pour échanger sur les opportunités d’affaires, le commerce intra-africain et la transformation industrielle du continent. Pour les PME togolaises et africaines, ce forum représente une occasion importante de nouer des partenariats et de conquérir de nouveaux marchés.

Le choix du Togo repose sur plusieurs atouts majeurs. Le pays s’impose comme un hub logistique et commercial en Afrique de l’Ouest grâce à ses infrastructures modernes, son port en eau profonde et ses réformes économiques favorables aux investisseurs. La digitalisation des services publics et l’amélioration du climat des affaires renforcent la crédibilité du pays auprès des partenaires internationaux.

Ce forum met également en avant le leadership du Président du Conseil dans la promotion de la ZLECAf et de l’intégration économique africaine. Son engagement pour le financement des infrastructures, la facilitation des échanges et la coopération régionale contribue à positionner le Togo comme un acteur clé des dynamiques économiques africaines.

Au-delà d’un simple rendez-vous d’affaires, BIASHARA AFRIKA 2026 représente une opportunité stratégique pour renforcer l’attractivité du Togo, soutenir les PME, encourager la création d’emplois et consolider la place du pays comme plateforme de référence pour les grands événements économiques du continent.

66e anniversaire de l’indépendance du Togo : Les journalistes seront-ils encore les oubliés de la République ?

Le 27 avril prochain, le Togo va célébrer son 66e anniversaire d’indépendance. C’est une date importante qui symbolise la fierté nationale et l’unité du peuple. Chaque année, plusieurs initiatives et projets sont annoncés pour accompagner différents secteurs. Pourtant, un acteur essentiel du développement reste souvent oublié. Il s’agit des journalistes.

Les professionnels des médias jouent un rôle central dans la société. Ils informent la population, relaient les décisions publiques et alertent sur les problèmes sociaux. Grâce à leurs enquêtes et à leurs reportages, certaines dérives sont corrigées et des injustices sont révélées. Malgré cette contribution importante, leurs conditions de travail restent très difficiles. Beaucoup travaillent sans contrat stable, avec des salaires faibles et sans protection sociale.

Dans plusieurs rédactions, le manque de moyens est une réalité quotidienne. Certains journalistes financent eux-mêmes leurs déplacements ou leur matériel. D’autres prennent des risques sur le terrain sans assurance ni accompagnement. Pendant ce temps, l’on compare souvent la presse africaine à la presse occidentale en matière de professionnalisme et d’éthique. Mais lorsque la question des moyens et de la protection sociale est posée, cette comparaison disparaît.

Les journalistes ne demandent pas des privilèges. Ils souhaitent simplement des conditions dignes pour exercer leur métier. Une meilleure reconnaissance, des formations régulières, des mécanismes d’aide et une protection sociale adaptée pourraient renforcer la qualité de l’information et consolider la démocratie.

À l’approche du 27 avril 2026, une question reste posée. Qui pense réellement aux journalistes