Togo-Grand Lomé/ Le gouvernement lance une phase pilote de formation gratuite pour 1500 jeunes filles

Vous êtes une jeune fille et vous souhaitez apprendre un métier. Une opportunité importante s’offre à vous grâce au gouvernement togolais qui a lancé, le 6 mai 2026, l’inscription du projet SWEDD+. La phase pilote de cette initiative se déroule dans le Grand Lomé et concerne 1500 jeunes filles âgées de 18 à 24 ans, avec des inscriptions ouvertes du 6 au 20 mai 2026.

Cette initiative baptisée « École de la Chance » propose une formation gratuite de courte durée, entre trois et six mois, dans des métiers porteurs afin de faciliter l’accès à l’emploi et à l’auto-emploi des bénéficiaires. L’objectif est d’offrir un métier, de renforcer la confiance et d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.

Les dossiers de candidature doivent être déposés dans les Chambres des métiers et les Maisons des jeunes d’Adétikopé, Togblécopé et Avédji. La formation se déroulera dans des centres et ateliers professionnels sélectionnés pour accompagner efficacement les participantes.

Cette phase pilote concerne 1500 jeunes filles, mais le programme est appelé à s’étendre pour toucher des milliers d’autres bénéficiaires sur l’ensemble du territoire national.

Forte relance de l’activité économique des femmes au Togo

Après une période marquée par des difficultés économiques, l’activité des femmes connaît un regain perceptible. Dans les marchés, les ateliers et les zones rurales, elles redoublent d’efforts pour maintenir leurs revenus et soutenir leurs familles. Si la relance est visible, elle reste encore fragile et dépend largement des conditions économiques générales et des soutiens disponibles.

Au cœur de cet appui se trouve le Fonds national de la finance inclusive (FNFI), véritable pièce maîtresse des dispositifs mis en place par le gouvernement. En facilitant l’accès au crédit pour des milliers de femmes auparavant exclues du système bancaire, le FNFI a permis de relancer plusieurs activités artisanales et commerciales. Toutefois, malgré son impact positif, les besoins de financement demeurent élevés, et toutes les bénéficiaires ne parviennent pas encore à transformer ce soutien en véritable croissance durable.

Cette dynamique, portée par une volonté politique d’inclusion économique sous l’impulsion du Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé, montre que les femmes constituent un levier essentiel de la relance nationale. Mais pour consolider ces acquis, il reste nécessaire de renforcer l’accompagnement technique, la formation et l’accès à des marchés stables, afin que cette reprise ne soit pas seulement visible, mais durable.