Quels secteurs portent l’économie sociale et solidaire au Togo ?

L’économie sociale et solidaire (ESS) au Togo est largement portée par le secteur agricole. Les coopératives agricoles permettent aux producteurs de mutualiser leurs ressources, d’accéder aux financements, aux intrants et aux marchés. Le pays compte plus de 1 400 coopératives regroupant près de 3 000 producteurs, avec plus de 4 milliards de FCFA de chiffre d’affaires générés dans les principales filières agricoles, notamment le soja, le café, le cacao, l’anacarde, le riz et le maraîchage.

La microfinance au Togo constitue également un pilier majeur de l’économie sociale et solidaire. À fin 2025, le secteur comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, avec 447,5 milliards de FCFA de dépôts et plus de 352 milliards de FCFA de crédits distribués. Ces financements soutiennent les petits producteurs, les commerçants, les artisans et les jeunes entrepreneurs, favorisant la création d’activités génératrices de revenus.

L’artisanat et la transformation agroalimentaire au Togo connaissent aussi une forte progression grâce à l’ESS. Des milliers de groupements, notamment féminins, transforment le manioc, le soja, le maïs, le karité et les produits halieutiques. À elle seule, la filière soja rassemble plus de 200 entreprises et coopératives, pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 182 milliards de FCFA.

Ainsi de part ces performances, l’économie sociale et solidaire au Togo s’impose comme un levier de lutte contre la pauvreté, de création d’emplois et de développement local. Le recensement national lancé par les autorités permettra de mieux mesurer l’impact de ce secteur stratégique et de renforcer les politiques d’accompagnement afin d’accélérer sa contribution à l’économie nationale.

Togo/ Le secteur privé soutenu par l’État pour créer des emplois durables

Au Togo, le secteur privé est considéré comme un moteur de création d’emplois. Le gouvernement a mis en place plusieurs mécanismes pour soutenir les entreprises locales. L’objectif est de renforcer la production nationale et l’emploi durable.

L’accès au financement est une priorité pour les autorités. Des lignes de crédit spécifiques ont été créées. Des fonds de garantie appuient les petites et moyennes entreprises. Des programmes soutiennent l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes.

Selon le Conseil national du crédit, les banques ont accordé 903 milliards de francs CFA de nouveaux crédits à fin septembre 2025. Ces financements permettent aux entreprises d’investir et de se développer. Ils contribuent aussi à renforcer la résilience du tissu économique.

Le dialogue entre l’État et les acteurs économiques s’est renforcé. Des cadres de concertation permettent d’écouter les préoccupations du secteur privé.

Les politiques publiques sont ainsi mieux adaptées aux réalités du terrain. Cette collaboration favorise la confiance et la stabilité économique.