Comment un État peut réduire sa dépendance à l’aide internationale

De nombreux pays cherchent à financer leur développement avec leurs propres ressources afin de réduire leur dépendance à l’aide internationale. Pour y parvenir, plusieurs économistes estiment qu’il faut avant tout bâtir une économie solide.

L’économiste sud-coréen Ha-Joon Chang explique que les pays en développement doivent protéger et renforcer leurs industries locales avant de pouvoir rivaliser avec les grandes économies. Selon lui, une industrie forte permet de créer des emplois, d’augmenter les revenus et de financer davantage de projets sans recourir à l’aide extérieure.

De son côté, l’économiste zambienne Dambisa Moyo, dans son livre Dead Aid, estime qu’une dépendance prolongée à l’aide internationale peut ralentir le développement. Elle encourage les États africains à mobiliser leurs ressources, à attirer les investissements privés et à développer le commerce pour financer leur croissance.

Le professeur Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie, souligne quant à lui que le développement durable passe par des institutions solides, une bonne gouvernance, des investissements dans l’éducation et la santé ainsi qu’une gestion transparente des finances publiques.

En combinant ces approches, un État peut progressivement réduire sa dépendance à l’aide internationale. Cette transition demande toutefois du temps, une vision à long terme et des réformes capables de renforcer l’économie nationale.

Pourquoi le Togo crée-t-il une Caisse des dépôts et consignations ?

Le gouvernement togolais veut renforcer le financement de l’économie nationale. Lors du Conseil des ministres du 8 juillet 2026, un projet de loi portant création de la Caisse des dépôts et consignations (CDC) a été adopté. Cette nouvelle institution aura pour mission de mieux mobiliser les ressources financières du pays.

La future CDC sera chargée de recevoir et de conserver des fonds publics et privés, ainsi que les dépôts administratifs, judiciaires et les cautionnements. Ces ressources seront ensuite investies dans des placements sécurisés.

L’objectif est de financer des projets de développement à long terme, notamment dans les secteurs prioritaires. Cette réforme intervient dans un contexte marqué par la baisse des financements internationaux et les difficultés d’accès aux marchés de capitaux.

Avec cette initiative, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des ressources internes, soutenir les investissements stratégiques et accompagner durablement la croissance économique du Togo.

Le Togo renforce son partenariat économique avec l’Union Européenne

Le gouvernement togolais a lancé un dialogue économique avec l’Équipe Europe et Eurocham Togo. La première session s’est tenue le 26 juin 2026 à Lomé. La rencontre a été présidée par la ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Togo, Gwilym Ceri Jones, et du président d’Eurocham Togo, Charles Kokouvi Gafan.

Ce nouveau cadre de concertation vise à améliorer le climat des affaires et à attirer davantage d’investissements européens. Il permettra aussi de soutenir les entreprises déjà installées au Togo et de favoriser la création d’emplois.

Les échanges ont également porté sur le positionnement du Togo comme hub logistique régional. Les partenaires misent sur les investissements dans les infrastructures, l’énergie et le numérique pour accélérer la transformation économique du pays.

Selon les chiffres présentés, plus de 300 entreprises européennes sont implantées au Togo. Elles contribuent à la création de milliers d’emplois et au développement de plusieurs secteurs de l’économie. Les trois partenaires veulent désormais faire de ce dialogue un mécanisme durable au service du développement du Togo.

Togo/ Plus de 18 milliards FCFA prévus pour l’entretien des routes nationales en 2026

Le gouvernement togolais veut poursuivre ses efforts dans le secteur des infrastructures routières en 2026. Selon les prévisions du ministère des Travaux publics et des Infrastructures, plus de 18 milliards de francs CFA seront mobilisés pour assurer l’entretien des routes nationales sur toute l’étendue du territoire.

L’objectif est de préserver la qualité du réseau routier et de faciliter les déplacements des populations et des acteurs économiques.

Au total, près de 1 912 kilomètres de routes nationales devraient faire l’objet de travaux d’entretien en 2026. Ce chiffre est en hausse par rapport à l’année 2025 où environ 1 589 kilomètres avaient été concernés. Cette progression montre la volonté des autorités de renforcer davantage les infrastructures routières afin de répondre aux besoins du pays.

La région des Plateaux arrive en tête avec plus de 757 kilomètres de routes à entretenir pour un investissement estimé à plus de 5 milliards de francs CFA. Les Savanes bénéficieront également d’importants travaux sur plus de 346 kilomètres, tandis que la région Maritime verra près de 318 kilomètres concernés par ce programme d’entretien routier.

Les régions Centrale et de la Kara figurent aussi dans cette planification nationale. Les autorités estiment que ces interventions permettront d’améliorer la circulation, de soutenir les échanges commerciaux et de renforcer le désenclavement de plusieurs localités.

Togo/ Réformes fiscales, secteur privé et développement : Des mesures pour soutenir l’économie

Le Togo renforce ses réformes économiques avec des mesures destinées à soutenir le secteur privé. L’objectif est clair faciliter l’activité des entreprises, encourager l’entrepreneuriat et stimuler le développement.

Les produits locaux issus de l’élevage et de la pêche sont désormais exonérés de TVA. Cette décision vise à soutenir la production nationale, encourager la consommation locale et améliorer la compétitivité des filières. Les jeunes et les femmes titulaires de marchés publics bénéficient aussi d’un paiement différé des frais d’enregistrement afin de réduire les difficultés financières au démarrage.

Les autorités veulent également rendre la fiscalité plus juste. La déductibilité de la TVA sur certaines dépenses professionnelles comme la restauration, le transport, l’hébergement ou les spectacles permet d’alléger la charge fiscale des entreprises et de mieux prendre en compte leurs réalités.

La facturation électronique certifiée vient compléter ces réformes. Elle renforce la transparence, lutte contre la fraude et modernise les transactions économiques pour soutenir durablement le développement.

Togo/ Sécurité et développement : Un budget 2026 en hausse pour protéger les populations

Le budget 2026 confirme la priorité accordée à la sécurité au Togo. Les moyens financiers progressent pour mieux protéger les citoyens et soutenir la stabilité nationale, considérée comme une base essentielle du développement.

Entre 2025 et 2026, l’enveloppe dédiée à la sécurité passe de 30,2 milliards à 32,2 milliards de francs CFA. Cette hausse répond aux menaces actuelles comme la criminalité, les risques transfrontaliers et les défis liés au maintien de l’ordre. L’État veut renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité avec plus d’équipements, de formation et de personnel.

La stabilité sécuritaire joue aussi un rôle important dans l’économie. Un climat apaisé encourage les investissements, soutient les entreprises et renforce la confiance des populations. Les investissements directs étrangers ont déjà connu une forte progression, preuve que la sécurité reste un atout majeur pour attirer les partenaires.
L’effort prévu dans le budget 2026 est donc stratégique.

Il vise à protéger les infrastructures, sécuriser les zones sensibles notamment au nord et accompagner le programme d’urgence pour les régions exposées. L’objectif est clair garantir la sécurité pour soutenir durablement le développement du pays.

Togo/ Inclusion financière et accès à l’électricité, des leviers qui portent leurs fruits

Au Togo, les politiques d’inclusion économique affichent des résultats concrets. Le Fonds national de la finance inclusive en donne une illustration parlante. En 2025, il a généré 931,92 millions de francs CFA de revenus financiers et permis l’octroi de 34 006 crédits, injectant ainsi 4,12 milliards dans l’économie. Depuis 2013, le cumul atteint 1,94 million de crédits pour un volume global de 117,7 milliards, avec un taux de remboursement de 94,98 %.

Dans un autre registre, le programme Tinga s’impose comme une réponse efficace aux difficultés d’accès à l’électricité. Le coût du raccordement, autrefois estimé autour de 100 000 francs CFA, est désormais réduit à 1 000 francs CFA à l’entrée. Le reste du paiement est étalé sur plusieurs années, selon les capacités des bénéficiaires.

Au 30 juin 2025, près de 80 000 branchements ont été réalisés dans les régions Maritime, Plateaux, Centrale, Kara et Savanes. Cet accès facilité à l’électricité améliore les conditions de vie et dynamise les activités économiques, avec des commerces plus actifs et des ateliers plus productifs.

Dans cette dynamique, le Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes, récemment remplacé par l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises, vient renforcer l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. L’ensemble de ces initiatives confirme une volonté de consolider un développement inclusif et durable.

Togo/ Le secteur des assurances renforce la protection sociale et le développement

Le secteur des assurances joue un rôle important dans la sécurisation des parcours de vie au Togo. Grâce au développement des assurances maladie et des mécanismes de protection sociale, les populations sont mieux protégées face aux maladies et aux difficultés économiques. Cela permet de réduire les risques liés aux dépenses de santé et d’éviter que certaines familles ne tombent dans la précarité.

Le renforcement des assurances contribue aussi à créer un climat de confiance. Quand les citoyens se sentent protégés, ils vivent avec plus de sérénité. Cette stabilité favorise l’épanouissement individuel et collectif. Les efforts engagés ont donc des effets concrets sur le quotidien des populations.

Une population en bonne santé est plus productive et plus engagée dans les activités économiques. Elle participe activement au développement du pays. Pour les entreprises et les investisseurs, l’existence d’un système sanitaire fiable est un atout majeur. Cela renforce l’attractivité et la stabilité du Togo.

En renforçant son secteur sanitaire et les assurances, le Togo fait du bien-être des populations une priorité. Le pays montre ainsi que la santé et la protection sociale ne sont pas une option, mais une obligation pour construire un développement durable.

Togo/ TVA, marchés publics et crédit d’impôt : Voici les principaux changements en 2026

L’année 2026 débute avec une nouvelle étape dans les réformes économiques engagées par l’État. À travers des ajustements concernant la TVA, les marchés publics et le crédit d’impôt, les autorités cherchent à rendre l’action publique plus efficace tout en soutenant les entreprises et l’économie nationale.

Ces mesures s’inscrivent dans la loi de finances 2026 et visent un développement plus équilibré, capable de renforcer la compétitivité sans exclure les acteurs les plus fragiles. La réforme de la Taxe sur la valeur ajoutée occupe une place importante parmi ces changements. En 2026, la gestion de la TVA devient plus simple et plus lisible, aussi bien pour l’administration que pour les opérateurs économiques. L’État a choisi de mieux encadrer certaines exonérations et de clarifier les régimes applicables afin de sécuriser les recettes publiques tout en évitant les lourdeurs inutiles pour les contribuables.

Ces ajustements permettent également de protéger le pouvoir d’achat des ménages, notamment sur les produits essentiels. L’objectif est de faire en sorte que les activités à forte valeur ajoutée contribuent davantage, tout en limitant la pression fiscale sur les biens de première nécessité. Cette approche cherche ainsi un équilibre entre justice fiscale et performance économique.

Dans ce cadre, la loi de finances 2026 prévoit par exemple l’exonération de la TVA sur les provendes et compléments destinés aux produits locaux d’élevage et de pêche. Cette mesure vise à soutenir la production animale, à encourager la consommation locale et à réduire le coût des intrants pour les producteurs. À travers ces réformes, l’État entend utiliser la fiscalité et la commande publique comme de véritables leviers de développement durable et inclusif.

Faure Gnassingbé mise sur les leviers qui font avancer l’économie togolaise avec deux nouvelles nominations au gouvernement

La nomination de Komlan Lokou Kadjé au ministère des Transports, du Désenclavement et des Pistes rurales, aux côtés d’Edem Kokou Tengué comme ministre délégué chargé de l’Économie maritime, n’a rien d’anodin. Ces portefeuilles figurent parmi les plus stratégiques du gouvernement togolais, car ils touchent directement à la mobilité, au commerce et à l’ouverture du pays sur la sous-région et le monde. Ce sont des secteurs qui font circuler les hommes, les biens et surtout la richesse.

Depuis plusieurs années, les transports et le désenclavement ont déjà rapporté gros au Togo. La modernisation des routes, des corridors et des pistes rurales a facilité les échanges internes, soutenu l’agriculture et renforcé le rôle du pays comme zone de transit en Afrique de l’Ouest. Ces investissements ont permis d’augmenter les recettes douanières, de réduire les coûts logistiques et d’attirer des opérateurs économiques régionaux.

L’économie maritime, portée par le Port autonome de Lomé, est l’un des piliers les plus rentables du pays. Plateforme logistique majeure du Golfe de Guinée, le port génère des milliers d’emplois directs et indirects et contribue de façon significative aux recettes de l’État. En confiant ce secteur clé à Edem Kokou Tengué, le pouvoir affiche clairement son ambition de renforcer la compétitivité maritime du Togo et d’en faire un moteur encore plus puissant de croissance.