Togo/ Faure Gnassingbé veut ramener le taux de pauvreté sous les 15 % d’ici 2040

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, affiche une grande ambition pour le Togo. Le pays veut faire reculer le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040. Cet objectif vise à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à offrir plus d’opportunités à tous.

Les résultats enregistrés ces dernières années montrent déjà une évolution positive. Entre 2019 et 2023, le taux de pauvreté est passé de 45,5 % à 42,4 %. Cette baisse s’explique par les actions menées en faveur de l’emploi, de la protection sociale et de l’accès aux services essentiels.

Le Togo a aussi réalisé des progrès contre la pauvreté multidimensionnelle. D’après les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), ce taux est passé de 37,1 % en 2018-2019 à 28,9 % en 2021-2022. Cette mesure prend en compte l’accès à la santé, à l’éducation et à de meilleures conditions de vie.

Ces avancées montrent que les efforts engagés produisent des résultats. En poursuivant les réformes et les investissements sociaux, les autorités espèrent réduire davantage la pauvreté et construire un développement plus inclusif pour l’ensemble des Togolais.

Le Togo trace une nouvelle voie pour la santé avec le PNDS 2023-2027

Alors que les défis sanitaires s’intensifient et que les attentes sociales deviennent plus fortes, le Togo franchit une étape décisive avec la mise en œuvre de son Plan national de développement sanitaire (PNDS). Ce document stratégique est bien plus qu’un simple programme : il représente une véritable feuille de route qui oriente l’action publique dans le secteur de la santé, tout en répondant aux besoins concrets des populations.

Conçu à travers une large concertation avec les acteurs du domaine, le PNDS reflète la volonté politique de garantir à chaque citoyen un accès équitable à des soins de santé de qualité. Il repose sur des objectifs clairs et mesurables, notamment la réduction des inégalités sociales et géographiques, le renforcement des infrastructures sanitaires, la modernisation de la gouvernance et la disponibilité d’un personnel de santé qualifié. L’assurance maladie universelle s’impose comme une ambition centrale de cette vision.

La structure du PNDS 2023-2027 s’appuie sur cinq axes stratégiques : le renforcement du système de santé et de la santé communautaire ; l’amélioration de l’utilisation des services essentiels de santé par les groupes vulnérables ; la lutte contre les maladies et les déterminants sociaux ; la réponse aux épidémies et urgences de santé publique ; et la protection contre les risques financiers liés aux soins.

Les résultats déjà obtenus illustrent la dynamique engagée. Sur l’axe 1, le taux d’accessibilité géographique aux services de santé, prévu pour atteindre 90 %, a déjà été dépassé. D’autres indicateurs connaissent également une nette progression : l’utilisation des soins curatifs passe de 56,5 % à 70 %, la couverture en personnel de santé primaire grimpe de 42,1 % à 80 %, et la couverture des services essentiels s’améliore de 68 % à 80 %.

À travers ce plan ambitieux, le Togo affirme clairement que le développement national repose avant tout sur une population en bonne santé et sur un système sanitaire solide et équitable.

Le Togo met en avant sa couverture santé universelle à l’AISS

Le Togo a brillé lors de l’Assemblée générale de l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS), qui a réuni 354 organismes de protection sociale venus du monde entier. Invité à partager l’expérience du pays, Justin Tchilabalo PILANTE, Directeur général de l’Institut national d’assurance maladie (INAM), a été vivement salué pour la clarté et la force de son intervention.

Le DG PILANTE a rappelé que la couverture sociale universelle reste l’un des plus grands défis pour l’Afrique. Il a souligné que l’enjeu n’est pas seulement d’augmenter le nombre de bénéficiaires, mais aussi d’élargir les risques pris en charge, comme la maladie, encore peu couverte dans de nombreux pays africains.

Le Togo s’est illustré par un système de sécurité sociale déjà solide avant son indépendance, couvrant plusieurs risques : vieillesse, invalidité, chômage, maternité, etc. Mais c’est en 2011 que le pays a franchi une étape clé avec la création de l’INAM. Après une première phase pour les agents publics, une loi adoptée en 2020–2021 a ouvert la voie à une couverture maladie universelle pour tous les travailleurs et les populations vulnérables.

Parmi les avancées récentes figure le programme School AMU : désormais, tous les élèves des établissements publics bénéficient d’une prise en charge intégrale de leurs soins de santé, financée par l’État via l’INAM. L’objectif est clair : aucun enfant ne doit abandonner l’école pour des raisons de santé ou de manque de moyens financiers.

Cette politique sociale traduit la vision de Son Excellence Faure Essozimna Gnassingbé, qui place la santé publique et la protection sociale au cœur du développement durable. Deux piliers la soutiennent : un pilier contributif pour les salariés et un pilier assistanciel pour les plus vulnérables. Aujourd’hui, plus de 4 millions de Togolais bénéficient déjà d’une protection maladie.

Pour finir le DG PILANTE a appelé les acteurs africains à partager leurs expériences pour relever ensemble les défis de financement et d’accès équitable aux soins. Son intervention a renforcé la place du Togo comme modèle de progrès social et partenaire incontournable dans la construction d’une Afrique plus solidaire.