Togo/ Un nouveau rapport présente un climat économique plus rassurant pour les investisseurs

Le Togo veut renforcer la confiance des investisseurs et améliorer la visibilité de son économie. Le pays dispose désormais de son premier rapport de risque pays, un document réalisé par Bloomfield Investment Corporation afin de donner une meilleure lecture de la situation économique, financière et institutionnelle du pays.

Cette initiative vise à faciliter les décisions des investisseurs et à soutenir les choix des autorités publiques.
Le rapport repose sur plusieurs critères, notamment la performance économique, le système financier, le climat des affaires, la situation sociopolitique et la gestion des finances publiques. À l’issue de l’évaluation, le Togo obtient une note globale de 5,9 sur 10, ce qui le place dans la catégorie des pays à risques modérés.

Cette appréciation traduit une certaine stabilité économique dans un contexte international marqué par plusieurs incertitudes. L’étude met également en avant la croissance économique du pays, avec un taux moyen supérieur à 6 % ces dernières années. Le rapport souligne que cette dynamique est soutenue par plusieurs programmes publics mis en œuvre par les autorités togolaises. Parmi eux figure le programme Novissi, lancé pendant la crise sanitaire pour aider les populations vulnérables grâce à des transferts monétaires ciblés.

Le document évoque aussi les efforts réalisés dans les secteurs des PME et de l’agriculture. Un fonds de solidarité de plusieurs centaines de milliards de francs CFA a été mobilisé pour soutenir l’économie, avec une partie destinée aux petites entreprises.

Dans le domaine agricole, l’aménagement des zones agricoles planifiées a contribué à améliorer la production nationale et à renforcer les filières de production.

L’agriculture se distingue comme un pilier stratégique de la transformation économique du Togo en 2025

L’agriculture s’est imposée comme un levier central de la transformation économique du Togo en 2025. Face aux défis climatiques et à la pression sur les importations alimentaires, les politiques publiques ont mis l’accent sur la souveraineté alimentaire et l’inclusion sociale. Le secteur agricole est ainsi considéré comme une condition essentielle d’un développement durable.

L’agriculture demeure l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois du pays. Elle mobilise près de 60 pour cent de la population active et contribue à environ 40 pour cent du produit intérieur brut. Conscient de ce rôle structurant, le Président du Conseil a fait de la modernisation agricole une priorité nationale.

Les programmes mis en œuvre ont amélioré l’accès à l’irrigation, à la mécanisation et aux intrants de qualité. Des milliers d’hectares supplémentaires ont été aménagés à travers les zones d’aménagement agricole planifiées. Cette approche a favorisé une production plus régulière et mieux organisée.
Les rendements ont progressé dans plusieurs filières stratégiques. Le riz, le maïs, le soja et le coton ont enregistré des résultats encourageants. Cette évolution contribue à réduire progressivement la dépendance du pays aux importations alimentaires et à renforcer la sécurité alimentaire.

L’action publique s’est également étendue à la transformation et à la commercialisation. Les investissements dans le stockage et la transformation locale ont permis de limiter les pertes après récolte. La valeur ajoutée agricole est désormais mieux captée sur le territoire national.

Les zones agricoles aménagées ont favorisé l’émergence d’un tissu d’agro-entrepreneurs. Les jeunes et les femmes occupent une place croissante dans les chaînes de valeur. Cette dynamique renforce l’inclusion économique et soutient une agriculture plus compétitive.