Vision Togo 2040 : Le gouvernement mise sur le secteur privé pour accélérer les investissements

Le gouvernement togolais a réuni, le jeudi 30 juillet 2026, les acteurs du secteur privé lors d’un atelier national de réflexion consacré à la Vision Togo 2040 et à la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Cette rencontre, présidée au nom du Président du Conseil par Sandra Ablamba Johnson, visait à renforcer le dialogue entre l’État et les entreprises afin d’accélérer les investissements, la création d’emplois et la transformation de l’économie.

Les échanges ont porté sur les grandes ambitions de la Vision 2040, notamment le doublement du produit intérieur brut (PIB) par habitant et la réduction du taux de pauvreté à moins de 15 %. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement entend donner une place plus importante au secteur privé, poursuivre les réformes pour améliorer le climat des affaires et attirer davantage d’investissements.

Au cours de son allocution, la ministre, Secrétaire général de la Présidence du Conseil, Dr Sandra Ablamba Johnson, a souligné que la réussite de la Vision Togo 2040 repose sur une plus grande mobilisation des investissements privés et la poursuite des réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Elle a rappelé que le Président du Conseil a fait du secteur privé un partenaire privilégié du développement en mettant en place des cadres permanents de dialogue avec les opérateurs économiques. La ministre a également salué le leadership du Président du Conseil dans la conduite des réformes économiques et appelé l’ensemble des partenaires à unir leurs efforts pour assurer la réussite de la Vision 2040.

Les participants ont également salué les progrès réalisés ces dernières années. Le stock des investissements directs étrangers a augmenté de 27,3 % en 2025 pour atteindre 2,063 milliards de dollars. Le développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), la modernisation des procédures douanières et foncières ainsi que le renforcement du dialogue public-privé figurent parmi les avancées mises en avant.

À la fin des travaux, le secteur privé s’est engagé à investir davantage dans des domaines prioritaires comme l’industrie, l’agro-industrie, les infrastructures, la logistique, l’énergie, le numérique et les services à forte valeur ajoutée. Le gouvernement et ses partenaires, dont le Groupe de la Banque mondiale, ont réaffirmé leur volonté de poursuivre les réformes afin de faire du secteur privé le principal moteur de la mise en œuvre de la Vision Togo 2040 et de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031.

Togo/ Faure Gnassingbé veut ramener le taux de pauvreté sous les 15 % d’ici 2040

Le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, affiche une grande ambition pour le Togo. Le pays veut faire reculer le taux de pauvreté à moins de 15 % d’ici 2040. Cet objectif vise à améliorer durablement les conditions de vie des populations et à offrir plus d’opportunités à tous.

Les résultats enregistrés ces dernières années montrent déjà une évolution positive. Entre 2019 et 2023, le taux de pauvreté est passé de 45,5 % à 42,4 %. Cette baisse s’explique par les actions menées en faveur de l’emploi, de la protection sociale et de l’accès aux services essentiels.

Le Togo a aussi réalisé des progrès contre la pauvreté multidimensionnelle. D’après les données de l’Institut national de la statistique et des études économiques et démographiques (INSEED), ce taux est passé de 37,1 % en 2018-2019 à 28,9 % en 2021-2022. Cette mesure prend en compte l’accès à la santé, à l’éducation et à de meilleures conditions de vie.

Ces avancées montrent que les efforts engagés produisent des résultats. En poursuivant les réformes et les investissements sociaux, les autorités espèrent réduire davantage la pauvreté et construire un développement plus inclusif pour l’ensemble des Togolais.

Togo/ Le ministre BARCOLA rassure le secteur privé

Le Comité de concertation État-Secteur privé (CCESP) a organisé une rencontre technique le 6 juillet à Lomé. Les discussions ont porté sur les réformes en cours, les difficultés des entreprises et les moyens d’améliorer le climat des affaires au Togo. Le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges BARCOLA, a participé aux échanges.

Le patronat togolais a salué les efforts du gouvernement dans le dialogue avec les entreprises. Son président, Laurent Coami TAMEGNON, a présenté quatre grandes préoccupations : la mise en place des commissions de recours, le paiement de la dette intérieure, la question des taxes TETIC et la hausse des loyers dans la zone portuaire.

Face à ces préoccupations, le ministre BARCOLA a apporté des réponses aux acteurs du secteur privé. Il a annoncé que les commissions de recours seront bientôt installées. Il a également rassuré les entreprises sur la poursuite du règlement de la dette intérieure et indiqué que la question des taxes TETIC a été réglée.

Cette rencontre montre la volonté de l’État togolais de renforcer son partenariat avec le secteur privé. Pour le gouvernement, les entreprises jouent un rôle important dans la création d’emplois, les investissements et la croissance économique du pays.

Togo/ Un nouveau rapport présente un climat économique plus rassurant pour les investisseurs

Le Togo veut renforcer la confiance des investisseurs et améliorer la visibilité de son économie. Le pays dispose désormais de son premier rapport de risque pays, un document réalisé par Bloomfield Investment Corporation afin de donner une meilleure lecture de la situation économique, financière et institutionnelle du pays.

Cette initiative vise à faciliter les décisions des investisseurs et à soutenir les choix des autorités publiques.
Le rapport repose sur plusieurs critères, notamment la performance économique, le système financier, le climat des affaires, la situation sociopolitique et la gestion des finances publiques. À l’issue de l’évaluation, le Togo obtient une note globale de 5,9 sur 10, ce qui le place dans la catégorie des pays à risques modérés.

Cette appréciation traduit une certaine stabilité économique dans un contexte international marqué par plusieurs incertitudes. L’étude met également en avant la croissance économique du pays, avec un taux moyen supérieur à 6 % ces dernières années. Le rapport souligne que cette dynamique est soutenue par plusieurs programmes publics mis en œuvre par les autorités togolaises. Parmi eux figure le programme Novissi, lancé pendant la crise sanitaire pour aider les populations vulnérables grâce à des transferts monétaires ciblés.

Le document évoque aussi les efforts réalisés dans les secteurs des PME et de l’agriculture. Un fonds de solidarité de plusieurs centaines de milliards de francs CFA a été mobilisé pour soutenir l’économie, avec une partie destinée aux petites entreprises.

Dans le domaine agricole, l’aménagement des zones agricoles planifiées a contribué à améliorer la production nationale et à renforcer les filières de production.

L’agriculture se distingue comme un pilier stratégique de la transformation économique du Togo en 2025

L’agriculture s’est imposée comme un levier central de la transformation économique du Togo en 2025. Face aux défis climatiques et à la pression sur les importations alimentaires, les politiques publiques ont mis l’accent sur la souveraineté alimentaire et l’inclusion sociale. Le secteur agricole est ainsi considéré comme une condition essentielle d’un développement durable.

L’agriculture demeure l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois du pays. Elle mobilise près de 60 pour cent de la population active et contribue à environ 40 pour cent du produit intérieur brut. Conscient de ce rôle structurant, le Président du Conseil a fait de la modernisation agricole une priorité nationale.

Les programmes mis en œuvre ont amélioré l’accès à l’irrigation, à la mécanisation et aux intrants de qualité. Des milliers d’hectares supplémentaires ont été aménagés à travers les zones d’aménagement agricole planifiées. Cette approche a favorisé une production plus régulière et mieux organisée.
Les rendements ont progressé dans plusieurs filières stratégiques. Le riz, le maïs, le soja et le coton ont enregistré des résultats encourageants. Cette évolution contribue à réduire progressivement la dépendance du pays aux importations alimentaires et à renforcer la sécurité alimentaire.

L’action publique s’est également étendue à la transformation et à la commercialisation. Les investissements dans le stockage et la transformation locale ont permis de limiter les pertes après récolte. La valeur ajoutée agricole est désormais mieux captée sur le territoire national.

Les zones agricoles aménagées ont favorisé l’émergence d’un tissu d’agro-entrepreneurs. Les jeunes et les femmes occupent une place croissante dans les chaînes de valeur. Cette dynamique renforce l’inclusion économique et soutient une agriculture plus compétitive.