Quels secteurs portent l’économie sociale et solidaire au Togo ?

L’économie sociale et solidaire (ESS) au Togo est largement portée par le secteur agricole. Les coopératives agricoles permettent aux producteurs de mutualiser leurs ressources, d’accéder aux financements, aux intrants et aux marchés. Le pays compte plus de 1 400 coopératives regroupant près de 3 000 producteurs, avec plus de 4 milliards de FCFA de chiffre d’affaires générés dans les principales filières agricoles, notamment le soja, le café, le cacao, l’anacarde, le riz et le maraîchage.

La microfinance au Togo constitue également un pilier majeur de l’économie sociale et solidaire. À fin 2025, le secteur comptait plus de 4,69 millions de bénéficiaires, avec 447,5 milliards de FCFA de dépôts et plus de 352 milliards de FCFA de crédits distribués. Ces financements soutiennent les petits producteurs, les commerçants, les artisans et les jeunes entrepreneurs, favorisant la création d’activités génératrices de revenus.

L’artisanat et la transformation agroalimentaire au Togo connaissent aussi une forte progression grâce à l’ESS. Des milliers de groupements, notamment féminins, transforment le manioc, le soja, le maïs, le karité et les produits halieutiques. À elle seule, la filière soja rassemble plus de 200 entreprises et coopératives, pour un chiffre d’affaires annuel estimé à 182 milliards de FCFA.

Ainsi de part ces performances, l’économie sociale et solidaire au Togo s’impose comme un levier de lutte contre la pauvreté, de création d’emplois et de développement local. Le recensement national lancé par les autorités permettra de mieux mesurer l’impact de ce secteur stratégique et de renforcer les politiques d’accompagnement afin d’accélérer sa contribution à l’économie nationale.

L’Assemblée nationale adopte le budget 2026 pour renforcer le développement social du Togo

L’Assemblée nationale du Togo a adopté ce 9 décembre 2025 le budget de l’État pour l’année 2026. Le montant total est de 2 751,5 milliards de francs CFA, ce qui représente une hausse par rapport à l’année précédente. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, Georges Barcola, ce budget a pour but de soutenir la croissance du pays et d’améliorer les services offerts à la population.

Les travaux réalisés en commission ont apporté quelques ajustements tout en gardant l’équilibre général du budget. Le gouvernement souhaite poursuivre la modernisation des infrastructures, renforcer l’administration publique et encourager la transformation économique. Plusieurs secteurs importants reçoivent ainsi des moyens supplémentaires pour continuer les projets déjà engagés.

La dimension sociale reste une priorité forte. Près de la moitié du budget est consacrée à l’éducation, à la santé, à l’eau potable, à l’énergie et à la protection sociale. Ces choix visent à répondre aux besoins d’une population jeune et à consolider les progrès obtenus ces dernières années, malgré un contexte régional difficile.

Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat pour une seconde lecture. L’adoption finale est attendue avant la fin de l’année afin de permettre l’application du budget dès le 1ᵉʳ janvier 2026. Ce cadre financier confirme la volonté du Togo de poursuivre une politique axée sur l’inclusion sociale, la croissance économique et la bonne gestion des ressources publiques.

Quand l’Arabie saoudite propose 600 milliards aux États-Unis mais parle de mosquées en Afrique

L’Arabie saoudite n’a pas la même attitude selon les régions. Au Burkina Faso, le royaume a été associé à une offre de projets religieux, comme la construction de mosquées, ce qui montre surtout sa volonté d’élargir son influence par la religion. Sur un continent où les besoins tournent autour de l’éducation, de la technologie ou de l’industrie, cette approche donne l’impression que la priorité donnée à l’Afrique reste très limitée.

En Occident, l’attitude change complètement. Aux États-Unis, le prince héritier parle d’investissements massifs et évoque même un engagement pouvant atteindre 600 milliards de dollars. Là-bas, l’Arabie saoudite cherche l’influence par l’économie, la technologie et les grands partenariats. Ce contraste est frappant, car ce ne sont pas des mosquées qu’elle propose, mais des milliards pour renforcer son poids stratégique.

Cette différence crée un malaise bien réel. Beaucoup se demandent pourquoi l’Afrique reçoit surtout la religion alors que l’Occident reçoit l’argent. L’exemple du Burkina Faso illustre parfaitement cette dichotomie tant que les pays africains n’exigeront pas clairement des investissements économiques, ils continueront d’être perçus comme des terrains d’influence religieuse plutôt que comme des partenaires de développement.

Le Togo et l’ONUDI renforcent leur coopération pour le développement industriel

Ce 8 octobre 2025, le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a reçu une délégation de l’ONUDI. Cette organisation de l’ONU aide les pays à développer leurs industries. La délégation était conduite par Monsieur Tidiane Boyé, représentant pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Les discussions ont porté sur le développement industriel du Togo. Tidiane Boyé a salué la vision du Président, qui veut faire du pays un Togo émergent grâce à l’industrialisation. Il a aussi parlé de l’importance de créer des emplois pour les jeunes et les femmes et de faciliter la vente des produits togolais dans d’autres pays.

L’ONUDI souhaite accompagner le Togo avec un programme spécial. Ce programme prévoit la construction de parcs industriels, la mise en place de solutions d’énergie modernes et un soutien aux petites entreprises pour accéder au financement.

L’organisation veut aussi encourager l’entrepreneuriat, surtout chez les jeunes et les femmes. Elle aide les pays en développement à créer des politiques industrielles et à faire grandir leur économie.

Le Togo célèbre la 5ᵉ édition de la Journée internationale du café et de la Journée mondiale du cacao et du chocolat

C’est sous le thème « De la plantation à la tasse : valorisons le café et le cacao togolais » que s’est tenue la 5ᵉ édition de cette célébration.

Organisé par le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC), ce double événement a réuni plusieurs autorités, notamment le Secrétaire général de l’Organisation interafricaine du café, le Directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture et le Secrétaire général du CCFCC.

Lors de la cérémonie apothéose, Anselme Gouthon, Secrétaire général du CCFCC, a dans un premier temps salué les transformateurs pour les progrès réalisés sur le marché de la consommation locale. Il a également souligné la forte volonté politique qui a permis au Togo d’atteindre ces résultats.

« Les conditions sont toujours réunies pour encourager ces transformateurs à croire en l’avenir », a-t-il affirmé, tout en les invitant à renforcer leurs compétences afin d’améliorer la qualité des produits et séduire davantage les consommateurs.

Cette célébration a aussi été l’occasion pour plusieurs transformateurs, notamment Café Kouma, Kawa Togo, Denyigban Cacao et Choco Togo, de partager leurs parcours et de témoigner des avantages tirés de leurs activités.

Pour rappel, cette 5ᵉ édition est la deuxième organisée au Togo après celle de 2023. L’ambition des autorités est de positionner le pays comme un acteur reconnu dans la transformation du cacao.

Enfin, la célébration de cette année a également permis l’installation de kiosques officiels dans plusieurs quartiers de Lomé, notamment à Sanguéra et à Agoè-Démakpoè, afin de rapprocher les produits des consommateurs.

L’ambassadeur du Sénégal Mamadou Moustapha Loum reçu par le Président de la République togolaise

Le Président de la République, Jean-Lucien Kwassi Lanyo Savi de Tové, a reçu ce jeudi 2 octobre 2025 les lettres de créance du nouvel ambassadeur du Sénégal au Togo, Mamadou Moustapha Loum. Cette cérémonie marque le début officiel de sa mission à Lomé.

Lors de son audience, le diplomate sénégalais a salué la qualité des relations entre Dakar et Lomé. Il a annoncé son engagement à renforcer la coopération bilatérale, surtout dans les domaines économique, agricole, commercial et culturel.

Mamadou Moustapha Loum a aussi rappelé la volonté du Sénégal et du Togo de travailler ensemble pour l’intégration en Afrique de l’Ouest. Il a insisté sur l’importance d’augmenter les échanges et les visites de haut niveau pour soutenir ce rapprochement.

Juriste et administrateur civil de formation, l’ambassadeur Loum a près de trente ans d’expérience diplomatique. Avant sa nomination au Togo, il a exercé à Madrid, New York, Kingston et Washington, occupant plusieurs postes importants dans la diplomatie sénégalaise.