Technologie et industrialisation en Afrique : L’ingénieur mécanicien FANGNON Kofi Samuel propose la formation de 10 000 ingénieurs par pays

L’industrialisation de l’Afrique passe avant tout par la maîtrise de la fabrication des machines. C’est la conviction de FANGNON Kofi Samuel, ingénieur mécanicien, qui appelle les pays africains à investir massivement dans la formation d’ingénieurs spécialisés en mécanique industrielle.

Selon lui, tant que les nations africaines ne disposeront pas des compétences nécessaires pour concevoir et fabriquer leurs propres machines, elles resteront dépendantes des produits importés d’Asie et d’Occident. Une situation qui, d’après lui, favorise la création d’emplois et de richesses à l’étranger au détriment de la jeunesse africaine.

Pour inverser cette tendance, l’ingénieur propose la création de centres d’excellence en mécanique industrielle dans chaque pays du continent. Ces centres seraient équipés d’outils mécaniques de précision et auraient pour mission de former jusqu’à 10 000 ingénieurs mécaniciens polytechniciens par pays.

FANGNON Kofi Samuel estime que ces compétences permettront à l’Afrique de fabriquer localement diverses machines et équipements indispensables à son développement. Il cite notamment les tracteurs agricoles, dont la production sur place pourrait contribuer à la mécanisation de l’agriculture et à l’amélioration des rendements.

L’ingénieur met également en avant les enjeux de souveraineté économique et militaire. Selon lui, les pays africains doivent être capables de produire eux-mêmes une partie de leurs équipements stratégiques afin de réduire leur dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

Pour FANGNON Kofi Samuel, la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs hautement qualifiés constitue une étape essentielle pour amorcer une véritable industrialisation du continent et construire une économie plus autonome et compétitive.

Faure Gnassingbé appelle le Togo et l’Afrique à mobiliser les capitaux lors du Sommet de Luanda en Angola

Le 28 octobre 2025, le Président Faure Gnassingbé a participé au 3ᵉ Sommet de Luanda sur le financement des infrastructures en Angola. Il a appelé le Togo et les autres pays africains à transformer les ambitions de la ZLECAf en projets concrets, en s’appuyant sur les programmes de développement des infrastructures et la connectivité continentale.

Le Président Faure Gnassingbé a insisté sur la mobilisation du capital africain. « Nos ressources financières doivent servir à renforcer notre souveraineté économique », a-t-il affirmé, en proposant des mécanismes de co-investissement public-privé et des garanties africaines pour attirer les investisseurs.

Il a souligné le rôle stratégique des corridors économiques routes, ports, rails et réseaux énergétiques et numériques pour faciliter le commerce intra-africain. Selon lui, « lorsqu’un corridor fonctionne, les coûts logistiques diminuent et les pays enclavés deviennent de véritables plateformes d’échange ».

Le Président Faure Gnassingbé a rappelé que la ZLECAf ne pourra réussir sans infrastructures durables et inclusives. « Chaque route, port ou réseau doit profiter aux populations, aux jeunes, aux femmes et aux entrepreneurs », a-t-il déclaré, soulignant que l’Afrique doit coordonner ses actions et valoriser ses propres ressources pour devenir autonome et prospère.