Le harcèlement sexuel en milieu scolaire prend de plus en plus de l’ampleur au Togo. Les chiffres montrent que chaque année ce phénomène a une conséquence fâcheuse sur les élèves notamment les jeunes filles dont 5000 tombent enceintes chaque année. Comment ralentir ce phénomène ? C’est dans ce contexte que le ministère des enseignements primaire et secondaire à organisé un atelier de validation de l’avant-projet de loi relative à la protection des apprenants.C’est le ministre des enseignements primaire et secondaire Dpdzi KOKOROKO qui a ouvert les travaux de cet atelier ce 7 juin 2022. S’adressant aux participants qui sont les partenaires financiers, les défenseurs des droits humains et à la scolarité, il a laissé entendre que le milieu scolaire aujourd’hui est confronté à des violences à caractère sexuel telle que la pédophilie, l’intrusion dans l’intimité des apprenants. Pour lui, la loi ne pourrait pas tout régler et les violences à caractère sexuel mettent en difficulté le cursus des filles et des garçons. Ainsi le ministre espère que cette rencontre de 3 jours sera l’occasion de ramener le débat aux élèves et apprenants.
Pour ALIPOE enseignant chercheur à la faculté de droit à l’université de Lomé, il existe un cadre juridique qui protège les apprenants mais fort est de constater que malgré ces textes le problème existe toujours. Pour lui à travers cette rencontre, le ministère veut renforcer le cadre juridique existant pour lutter contre le phénomène.






